Lapproche et l’atterrissage sont les exercices les plus difficiles Ă  maitriser pour un Ă©lĂšve pilote. Ne vous dĂ©couragez pas, Ă  force d’en faire, vous trouverez vos repĂšres et deviendrais meilleur. Une fois maitrisĂ©s, l’approche et l’atterrissage seront vos AĂ©roportinternational de ToncontĂ­n - Honduras. L'aĂ©roport de Tegucigalpa est considĂ©rĂ© comme l'un des aĂ©roports les plus dangereux du monde. Lieu de plusieurs crashs, l'aĂ©roport est entourĂ© de montagnes et l'approche peut rendre les pilotes nerveux, car ils doivent faire un virage Ă  45 degrĂ©s quelques minutes avant l'atterrissage Questionpour les pilotes ou juste ceux qui ont des connaissance en procĂ©dure dans l'aviation : On nous dit qu'il faut toujours dĂ©coller et atterrir Unavion Ă  dĂ©collage et atterrissage court (dont l'acronyme est ADAC) est un aĂ©ronef Ă  voilure fixe capable d'utiliser des pistes de longueur trĂšs limitĂ©e (en gĂ©nĂ©ral infĂ©rieures Ă  200 mĂštres) pour le dĂ©collage et l'atterrissage.. En anglais, ce concept s'appelle STOL (Short Take-off and Landing aircraft).. On distingue les ADAC des ADAV, qui peuvent dĂ©coller et atterrir LeshĂ©licoptĂšres permettent de dĂ©coller et d’atterrir de nombreux endroits, y compris d’un hotel, terrain de golf ou en plein centre-ville. 100. Compensation carbone. L’hĂ©licoptĂšre est aux airs, ce que la libellule est Ă  la terre : Ă©lĂ©gant, agile, aĂ©rien ! Souvent utilisĂ© comme moyen de dĂ©placement ou de cascades dans les grosses productions cinĂ©matographiques, il donne l’impression de pouvoir dĂ©coller et atterrir partout. Mais peut-on vĂ©ritablement dĂ©coller de n Etpour l’agglutinement au tapis des bagages de soute, certains sont trĂšs pressĂ©s car ils ont une correspondance Ă  prendre, qu’ils ont rĂ©servĂ©e et qui est non modifiable (un TGV en billet Prems, une navette de bus, ou un autre avion qui dĂ©colle dans 45mn). Il m’est arrivĂ© d’attendre 40mn mes bagages, plusieurs fois, dans ce cas, j’ai sautĂ© sur ma valise pour partir Lesavion peut le gĂ©rer, et les pilotes sont bien formĂ©s pour le faire. Attendez-vous simplement Ă  ce qu’il soit un peu cahoteux pendant le dĂ©collage et l’atterrissage. Atterrir dans la neige est, croyez-le ou non, beaucoup moins dangereux que le dĂ©collage. De mĂȘme, pourquoi les avions tournent-ils au dĂ©collage ? Lorsque vous tourner dans un avion l’aile intĂ©rieure se dĂ©place LaĂ©rodrome de Villaroche a Ă©tĂ© fermĂ© au trafic aĂ©rien aprĂšs que des gens du voyage se sont installĂ©s prĂšs des pistes. Le prĂ©fet a pris un arrĂȘtĂ© d'expulsion. AstucesJeux est un site vous prĂ©sentant plusieurs jeux disponibles sur mobile ou sur tablette. En plus de cela, dĂ©couvrez la solution de tous ces jeux entiĂšrement gratuitement. Solution de jeux mobile. Terrain oĂč les avions dĂ©collent et atterrissent - Codycross . Codycross est un jeu mobile dont l'objectif est de trouver tous les mots d'une grille. Pour cela, vous ne disposez que des UAWjDw. français arabe allemand anglais espagnol français hĂ©breu italien japonais nĂ©erlandais polonais portugais roumain russe suĂ©dois turc ukrainien chinois anglais Synonymes arabe allemand anglais espagnol français hĂ©breu italien japonais nĂ©erlandais polonais portugais roumain russe suĂ©dois turc ukrainien chinois ukrainien Ces exemples peuvent contenir des mots vulgaires liĂ©s Ă  votre recherche Ces exemples peuvent contenir des mots familiers liĂ©s Ă  votre recherche planes taking off and landing planes take off and land Depuis que je suis seule, avec trois bouteilles d'eau, j'ai vu une multitude d'avions dĂ©coller et atterrir. A travers les jumelles multimĂ©dias de la Terrasse panoramique B, vous dĂ©tecterez les avions dĂ©coller et atterrir. Through the multimedia binoculars on Panoramic Terrace B, you'll be able to detect the planes taking off and landing. Du cĂŽtĂ© de l'aĂ©roport, oĂč les enfants adorent regarder les avions dĂ©coller et atterrir. Il est proche de l'aĂ©roport, et vous pouvez voir les avions dĂ©coller et atterrir, mais il n'y avait pas de bruit inquiĂ©tant. It is close to the airport, and you can see the planes take off and land, but there was no disturbing noise. Profitez d'une gastronomie variĂ©e au grĂ© de vos goĂ»ts et envies tout en observant les avions dĂ©coller et atterrir. Le nouveau terminal, conçu par l'architecte Luis Vidal, est beaucoup plus aĂ©rĂ© et plus lumineux que l'ancien, grĂące aux grandes fenĂȘtres, qui permettent aussi de voir les avions dĂ©coller et atterrir. The new Terminal, designed by the architect Luis Vidal, is much airier and brighter than the old one, thanks to the big windows, that also allow people to see the planes taking off and landing. Pour un spectacle inĂ©dit, rendez-vous Ă  la plage de Saint-Jean on y voit les avions dĂ©coller et atterrir au ras de l'eau ! For a new show, go to the beach of Saint-Jean we see planes take off and land at the water's edge! Nouvelle Écosse, Canada. Cette webcam qui est installĂ©e sur le toit du bĂątiment principal de l'aĂ©roport d'Halifax permet de voir les avions dĂ©coller et atterrir, venir et partir des dĂ©barcadĂšres et circuler sur lSOURCE This webcam which is installed on the roof the main building of the Halifax Airport allows to see the planes take off and land, as well come and go to the landing stages and drive on the airfield. Elle me suppliait d'aller voir les avions dĂ©coller et atterrir. Non ; elle voulait rester Ă  l'aĂ©roport pour voir les avions dĂ©coller et atterrir sans qu'une catastrophe se produise. No; she wanted to spend time at the airport to see that the planes took off and landed without anything awful happening. J'aime dire que les enfants qui ont regardĂ© les avions dĂ©coller et atterrir le long des clĂŽtures d'aĂ©roports n'ont jamais vraiment grandi. I like to say that generations of kids crowded along an airport fence watching planes come and go have never really grown up. L'aĂ©roport de Bruxelles a un Ă©tage nous permettant de voir les avions dĂ©coller et atterrir, c'est mieux que Dorval Ă  MontrĂ©al. The Brussels airport have a place where we can look at planes land and take off, it's better than in the Montreal's Dorval airport. Faites une pause et rendez-vous au dernier Ă©tage du Miami Airport Hotel, oĂč vous pourrez regarder les avions dĂ©coller et atterrir. Take a break and visit the top floor of the Miami Airport Hotel, where you can watch the airplanes take off and land. La ville est immense, toute illuminĂ©e, et de notre point de vue nous pouvons voir les avions dĂ©coller et atterrir sur la piste qui borde la ville, dans un ballet continu. The city is huge, all illuminated, and we watch the continuous ballet of airplanes taking of and landing on the runway bordering the city. Rappelez-vous votre enfance, lorsque vous regardiez les avions dĂ©coller et atterrir, ou encore lorsque vous vous rendiez Ă  l'aĂ©roport pour y accueillir famille ou amis et Ă©tiez immĂ©diatement intriguĂ© par le fonctionnement interne des sociĂ©tĂ©s aĂ©riennes. Think back to childhood days when you watched airplanes take-off and land. Or when you went to an airport to meet family or friends and immediately became intrigued with the inner workings of airline. Aucun rĂ©sultat pour cette recherche. RĂ©sultats 16. Exacts 16. Temps Ă©coulĂ© 88 ms. Documents Solutions entreprise Conjugaison Synonymes Correcteur Aide & A propos de Reverso Mots frĂ©quents 1-300, 301-600, 601-900Expressions courtes frĂ©quentes 1-400, 401-800, 801-1200Expressions longues frĂ©quentes 1-400, 401-800, 801-1200 Un rafale de la Marine nationale française dĂ©colle du porte-avion Charles de Gaulle, le 30 septembre 2016. — Eric FEFERBERG / AFP En raison de mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques, sept avions de combat de la Marine française ont Ă©tĂ© forcĂ©s d’atterrir en urgence, samedi dans la province d’Aceh en IndonĂ©sie, selon les autoritĂ©s militaires indonĂ©sienne et française. Les appareils ont, depuis, regagnĂ© le porte-avions français Charles de Gaulle. Une dĂ©gradation locale et subite des conditions mĂ©tĂ©o a obligĂ© une pontĂ©e de sept Rafale Marine Ă  se dĂ©router vers un terrain en IndonĂ©sie », a indiquĂ© le porte-parole de la Marine française, le capitaine de vaisseau Bertrand Dumoulin, ce lundi, confirmant des informations donnĂ©es dimanche par l’armĂ©e avions dĂ©routĂ©s vers la base aĂ©rienne Sultan Iskandar Muda AprĂšs les formalitĂ©s diplomatiques et administratives d’usage, les avions sont tous rentrĂ©s sur le porte-avions » français Charles de Gaulle, en deux vagues successives, certains pilotes n’étant pas qualifiĂ©s pour l’appontage de nuit, a-t-il prĂ©cisĂ©. Les Rafale avaient rĂ©ussi Ă  atterrir en sĂ©curitĂ© dans la province d’Aceh, sur la partie nord de l’üle de Sumatra, aprĂšs avoir participĂ© Ă  un exercice, avait annoncĂ© dimanche un responsable de l’armĂ©e de l’air indonĂ©sienne. Ils avaient dĂ©collĂ© du porte-avions français dans l’ocĂ©an Indien, Ă  cent milles marins Ă  l’ouest de la zone Ă©conomique exclusive de Sumatra, a prĂ©cisĂ© le chef de la base aĂ©rienne d’Aceh, Hendro Arief. Les avions ont ensuite Ă©tĂ© dĂ©routĂ©s vers la base aĂ©rienne la plus proche, la base Sultan Iskandar Muda, Ă  Aceh Besar. Nous avons effectuĂ© une inspection de sĂ©curitĂ© et de dĂ©douanement. Tout Ă©tait en ordre », a dĂ©clarĂ© Hendro Arief. Les Ă©quipages ont tous coopĂ©rĂ© et aucun d’entre eux ne portait d’armes, a-t-il ajoutĂ©. Le mercredi 19 novembre 1946, pris dans la tourmente, un avion de transport du European Air Transport Service [1] EATS effectuant une liaison entre Vienne, en Autriche, et Pise, en Italie, entreprend un atterrissage d’urgence sur le glacier du Gauli, dans les Alpes bernoises Suisse. DĂšs l’annonce de l’accident, les autoritĂ©s amĂ©ricaines sont en Ă©moi. En effet, l’appareil transporte quatre membres d’équipage et huit passagers, au rang desquels figurent un haut gradĂ© de l’US Army, le gĂ©nĂ©ral Haynes, l’épouse et le fils du gĂ©nĂ©ral Tate ce dernier pilotant l’avion, une autre Ă©pouse d’officier gĂ©nĂ©ral ainsi que le colonel McMahon, son Ă©pouse et leur fille de onze ans, Alice-Mary [2]. Pilote de montagne PDM tire les leçons de cet Ă©vĂ©nement, qui marque rĂ©ellement un tournant dans le secours en montagne et dans le traitement des catastrophes dans les mĂ©dias au plan international
 UN VOL TRÈS PERTURBÉ Le mardi 18 novembre 1946, le DC-53 Skytrooper » [3] numĂ©ro de sĂ©rie 42-68846 et immatriculation Z68846 Ă©quipĂ© en mode transport de passagers il s’agit d’une version militarisĂ©e de l’avion de ligne civil DC-3, dĂ©colle de la base aĂ©rienne de Tulln-an-der-Donau Basse-Autriche, siĂšge du Quartier gĂ©nĂ©ral QG des Forces d’occupation amĂ©ricaines Sud-Est, Ă  une quarantaine de kilomĂštres au nord-ouest de Vienne pour rallier Pise. Du fait des mauvaises conditions mĂ©tĂ©orologiques, le plan de vol prĂ©voit de contourner les Alpes en suivant l’itinĂ©raire Munich Allemagne, Strasbourg, Dijon, et Marseille-Istres en France pour, enfin, atteindre Pise Italie deux jours plus tard. Le voyage s’annonce donc long et Ă©prouvant et la journĂ©e du 18 novembre permet de rallier la premiĂšre Ă©tape sans encombre. PERDUS DANS LA TOURMENTE Le mercredi 19 novembre matin, l’appareil redĂ©colle une premiĂšre fois de Munich dans la matinĂ©e, mais doit faire demi-tour pour s’équiper d’un dispositif de dĂ©givrage. Aubaine pour George Harvey, qui, ayant ratĂ© son avion pour Pise, rĂ©ussit Ă  se joindre aux passagers et Ă  occuper l’unique siĂšge vide. L’appareil redĂ©colle Ă  13 h 05, puis se dĂ©route vers le sud-ouest au lieu de prendre plein-ouest, afin de contourner une zone ou les vents soufflent du nord-ouest Ă  120 km/h. En effet, craignant d’ĂȘtre retardĂ©, le pilote dĂ©cide de rejoindre directement Marseille en traversant les Alpes autrichiennes et le nord de l’Italie. Cependant, Ă  la verticale d’InnsbrĂŒck Tyrol autrichien, l’appareil inflĂ©chit une fois encore sa course en direction de Coire/Chur Canton des Grisons/Suisse. Une fois cette ville identifiĂ©e, le pilote grimpe Ă  3 550 mĂštres d’altitude alors que les sommets environnants sont 300 mĂštres plus hauts
. Au milieu des trous d’air et des montagnes, c’est panique Ă  bord. À 14 h 25, complĂštement perdu dans le brouillard, l’équipage, le capitaine Ralph H. Tate Jr. [4] qui est aussi le fils de Madame Tate, qui est Ă  bord de l’avion, effectue un atterrissage d’urgence sur le glacier du Gauli Ă  une vitesse de 280 km/h et Ă  3 350 mĂštres d’altitude. GrĂące Ă  un vent catabatique [5] descendant vers le fond de la vallĂ©e, il effleure la glace et la neige pour s’immobiliser sur le ventre. En outre, l’accumulation de la neige fraĂźche sous l’aile droite fait pivoter l’avion vers tribord, ce qui l’empĂȘche de tomber dans une large crevasse. TrĂšs court, le freinage est Ă©galement trĂšs violent. Tous les rescapĂ©s sont blessĂ©s Ă  des degrĂ©s divers, Ă  l’exception de George Harvey et d’Alberta Snavely, totalement indemnes. L’atterrissage est digne d’un pilote de glaciers chevronnĂ© [6]. BlessĂ© Ă  la tĂȘte aprĂšs un choc violent sur un montant du cockpit, Ralph Tate Jr. tĂ©moigne Je vois les lignes sombres en dessous nous, trĂšs vite, et puis – je comprends plus tard que c’étaient des crevasses – elles deviennent automatiquement un glacier. Je ne savais pas ce que c’était, je sais seulement que nous en Ă©tions trĂšs prĂšs. Comme elles dĂ©filaient trĂšs vite, j’ai dit Nous sommes dans les montagnes ! » Alors, j’atteins la manette des gaz, la manette des hĂ©lices et la manette des mĂ©langes et les pousse vers l’avant, puis tire le manche vers l’arriĂšre. Mon copilote Ă©tait assis lĂ , il pensait que j’avais un vertige, il tenait son manche comme ça, en m’empĂȘchant de monter, ce qui Ă©tait dangereux, parce que ça pouvait dĂ©crocher, et je l’attrape pour le rendre hors de contrĂŽle et, dĂšs que j’ai dit ça, nous percutons le sol ! » Ā 15 h 30, pensant s’ĂȘtre Ă©crasĂ© dans les Alpes françaises, l’équipage envoie un premier message de dĂ©tresse Mayday, Mayday, Mayday, US Z68846 crashĂ©, Position inconnue, Altitude 10 800 pieds 3 300 mĂštres au-dessus du niveau de la mer, dans neige profonde et brouillard. Nous sommes quatre membres d’équipage et huit passagers, au rang desquels le gĂ©nĂ©ral Haynes et le colonel McMahon. BlessĂ©s Ă  bord. Informez le QG amĂ©ricain Ă  Vienne. Mayday, Mayday, Mayday ! » Ce message est simultanĂ©ment rĂ©ceptionnĂ© par l’aĂ©roport d’Orly, prĂšs de Paris, et par la base aĂ©rienne d’Istres-TubĂ©, au nord-ouest de Marseille. Istres demandant confirmation de la position de l’appareil accidentĂ©, Tate pense ĂȘtre dans les Alpes françaises, plus prĂ©cisĂ©ment Ă  une trentaine de kilomĂštres de Grenoble. Par triangulation, les autoritĂ©s françaises dĂ©terminent que l’appareil Ă©met depuis la Haute-Savoie, dans la rĂ©gion du mont Blanc, ce qui permet le lancement immĂ©diat des opĂ©rations de secours. Moins d’une heure aprĂšs, des Lancaster dĂ©collent d’Istres, tandis que dans les Alpes, partout oĂč l’on a cru entendre passer un avion, comme Ă  Bardonecchia Ă  la frontiĂšre italo-française par exemple, s’ébranlent des colonnes de recherche et de secours
 LES NAUFRAGÉS S’ORGANISENT George Harvey, le seul employĂ© civil du groupe, s’improvise infirmier et administre de la morphine au sergent Folsom, qui a une jambe brisĂ©e, et soigne le gĂ©nĂ©ral Haynes, qui souffre d’une fracture du nez. Pour ce qui est de l’alimentation, les plateaux-repas embarquĂ©s au dĂ©part permettent bien de tenir les trois premiers jours. Ensuite, il faut se rabattre sur les sucres d’orge achetĂ©s Ă  Munich. Quant Ă  l’eau potable, elle provient de la neige fondue obtenue par le brĂ»lage du carburant de l’avion. Enfin, pour passer le temps, le groupe joue aux cartes. La nuit, on s’enroule dans les parachutes pour ne pas mourir de froid. LES RECHERCHES AÉRIENNES Le mercredi 20 novembre, les recherches aĂ©riennes entreprises par un B-17 Flying Fortress » ne donnent rien. Il faut dire que l’avion vole Ă  16 000 pieds et que ses chances de distinguer quelque chose au sol sont assez maigres. Ā bord de la carcasse de l’avion, on maintient le contact radio Ă  8 h 00, Ă  midi et Ă  18 h 00. On demande Ă  l’équipage de prĂ©parer la signalisation du lieu de l’accident. On dĂ©pose donc deux bassines replies d’huile et de carburant-avion Ă  distance de l’avion ainsi que deux robes de chambres appartenant aux passagĂšres pour ĂȘtre prĂȘts Ă  la moindre alerte de bruit d’avion. Ce mĂȘme jour, le capitaine Viktor Hug, Chef de la base aĂ©rienne militaire de Meiringen-Unterbrach, distante de 12,7 km du lieu de l’accident seulement, rĂ©ceptionne, Parfaitement lisible ! », et contrairement Ă  toutes les autres stations, les messages radio des naufragĂ©s qui, logiquement, doivent se trouver Ă  proximitĂ©. Il en rend immĂ©diatement compte Ă  ses supĂ©rieurs de la Direktion der MilitĂ€rflugplĂ€tze DMP/Direction des aĂ©rodromes militaires [DAM]. Le lendemain, jeudi 21 novembre, on envoie sur zone un avion de reconnaissance C-36, qui rentre bredouille. Du coup, les autorisĂ©s helvĂ©tiques en dĂ©duisent que le C-53 s’est Ă©crasĂ© hors de Suisse. Au sol, en l’absence de rĂ©action visible des secours, Harvey et Matthews entreprennent de descendre dans la vallĂ©e pour contacter les populations. Malheureusement, devant les dangers encourus, le binĂŽme doit rebrousser chemin. Ā 18 h 00, le sergent Hill procĂšde Ă  une Ă©mission permanente durant deux minutes ce qui, par triangulation, permet de le localiser dans un triangle Airolo/Sion/Jungfrau. Malheureusement, cette opĂ©ration a pratiquement vidĂ© les batteries. Le dernier message reçu par Orly Ă  18 h 30 mentionne Nous ne tiendrons plus que vingt-quatre heures. BlessĂ©s Ă  bord ! » Ā 19 h 30, la station-radio de DĂŒbendorf reçoit de l’Office confĂ©dĂ©rĂ© la mission de veiller la frĂ©quence 4575. Le jeudi 22 novembre, Ă  9 h 31, un Lancaster de la Royal Air Force RAF britannique, pilotĂ© par le Flight Lieutenant G. Head, distingue enfin l’épave de l’appareil Ă  travers une trouĂ©e dans la couche nuageuse. L’équipage du bombardier le localise prĂ©cisĂ©ment grĂące Ă  ses Ă©missions radio, mais il faudra attendre encore les Ă©claircies avant que des avions de reconnaissance puissent ĂȘtre envoyĂ©s vers cet endroit. Incidemment, un Boeing B-29 Superfortress”, pilotĂ© le gĂ©nĂ©ral Ralph Tate Sr., est entendu par George Harvey encore lui
 qui, postĂ© en sentinelle, tire une fusĂ©e rouge. L’appareil repĂšre alors la carcasse et lance une fusĂ©e verte
 Le pilote du C-53 prend contact avec le bombardier et dĂ©couvre que son pĂšre est aux commandes Hello, Dad ! ». Hello, Ralph ! Comment
 » La batterie rend l’ñme. Pour prĂ©ciser sa position, le B-29 grimpe Ă  7 000 mĂštres et demande qu’on le localise par radiogoniomĂ©trie. C’est alors qu’on dĂ©couvre que l’épave gĂźt dans la partie supĂ©rieure du glacier du Gauli Gauligletscher, dans l’Oberland bernois. À 16 h 30, le capitaine Hug dĂ©colle de Meiringen-Unterbach Ă  bord d’un EKW C-35 des Troupes d’aviation suisses [7] et prĂ©cise les coordonnĂ©es de la carcasse, qui gĂźt dans le Wetterkessel, tout prĂšs du Wetterhorn. À 16 h 25, le prĂ©sident fĂ©dĂ©ral et responsable du DĂ©partement militaire, le Conseiller fĂ©dĂ©ral Karl Kobelt, est informĂ© de la dĂ©couverte. Ā 17 h 00, la position exacte de l’épave lui est communiquĂ©e, ce qui entraĂźne la dĂ©signation du lieutenant-colonel Hans Bracher, Directeur-adjoint de l’Administration militaire, comme coordinateur des secours. Malheureusement, Ă  17 h 15, comme Meiningen-Unterbach ne reçoit pas d’ordre, le personnel rentre Ă  la maison. À 17 h 30, Joseph Oberli alerte le chef-secouriste du Club alpin suisse CAS Oberhasli et dentiste de son Ă©tat, qu’un avion militaire amĂ©ricain avec un gĂ©nĂ©ral Ă  bord, au total 12 personnes, sont naufragĂ©es dans la tempĂȘte. Oberli mobilise immĂ©diatement le chef-guide et appelle l’aĂ©rodrome de Meiringen-Unterbach. Il alerte Ă©galement la 16e Compagnie de forteresse de Thoune/Thun et rĂ©quisitionne une douzaine de transmetteurs. C’est ainsi que le lieutenant-colonel Herbert Wanner, de ladite compagnie, reçoit la mission, trĂšs vague, de se rendre, avec six patrouilles de transmission, Ă  Rosenlaui avec un Ă©quipement hivernal et des skis. À 19 h 30, 24 hommes de la DMP sont rassemblĂ©s et aux ordres. Sur place, le capitaine Viktor Hug prĂ©voit une mission de trois jours, dont deux nuits sous igloos. Il prĂ©voit Ă©galement de parachuter quatre jours de matĂ©riel, dont des vivres, mais aussi des moyens sanitaires et de secours, ainsi que des moyens de chauffage. Il prĂ©voit enfin de damer une piste prĂšs de la carcasse de l’appareil pour y poser des avions de secours. Ā 20 h 45, les 24 hommes, qui ont dĂ©jĂ  accompli leur service journalier, perçoivent le matĂ©riel dans le dĂ©pĂŽt de Meiringen, opĂ©ration terminĂ©e Ă  22 h 30. AccompagnĂ©e du dĂ©tachement de guides locaux, ils rejoignent Rosenlaui en camion. Plus tard dans la nuit, le commandement demande un renfort de 30 hommes. Une fois Ă  Rosenlaui et du fait du manque d’ordres prĂ©cis, c’est rapidement l’anarchie
 UN REPORTAGE EXCEPTIONNEL Robert Gabarde, ancien camĂ©raman du CinĂ©-Journal suisse, 1970. [RTS] En 1970, soit 24 ans aprĂšs les faits, l’émission historique C’était hier de la Radio-TĂ©lĂ©vision Suisse RTS revient sur ce drame. Elle propose des images rĂ©alisĂ©es Ă  l’époque par deux cameramen du CinĂ©-Journal suisse qui ont suivi, heure aprĂšs heure, les opĂ©rations. L’un des deux, Robert Gabarde, tĂ©moigne. Au moment de l’accident, il se trouve Ă  Sion Canton du Valais. Il parvient Ă  embarquer avec sa camĂ©ra dans un avion des Troupes d’aviation suisses qui s’apprĂȘte Ă  dĂ©coller pour une mission de recherche. Avec le pilote de l’appareil, il va repĂ©rer l’avion Ă©chouĂ© sur le glacier du Gauli et en rapporte les premiĂšres images. Revenu Ă  l’aĂ©rodrome de Sion, Robert Gabarde saute dans le premier train pour Meiringen, la localitĂ© la plus proche du lieu de l’accident. Un autre de ses collĂšgues se trouve dĂ©jĂ  sur place. ChargĂ© de son matĂ©riel de prise de vues, ce dernier accompagne la colonne de secours partant Ă  la recherche des naufragĂ©s. DÉBARQUEMENT AMÉRICAIN À MEIRINGEN L’épave une fois localisĂ©e, une opĂ©ration de secours d’envergure est lancĂ©e. ArrivĂ©s par un train spĂ©cial constituĂ© de 18 wagons, 150 militaires de la 88th Infantry Division, entraĂźnĂ©e pour les opĂ©rations en montagne, dĂ©barquent Ă  Interlaken Canton de Berne, car la voie normale ne va pas plus loin. Pour l’anecdote, des soldats amĂ©ricains dĂ©barquent du train, pour le sĂ©curiser, armĂ©s de pistolets –mitrailleurs, comme s’ils Ă©voluaient en zone ennemie. Ce qui n’est Ă©videmment pas du goĂ»t du chef de gare, qui en rĂ©fĂšre au commandant Major Fritz Rothen, chef de la Festungskompanie 11 Compagnie de forteresse 11, qui parle anglais. Rapidement, tout rentre dans l’ordre
 ÉquipĂ©es de Jeeps Willis MB et de Snowcats” [8] version neige du vĂ©hicule M29 Weasel », vĂ©hicules chenillĂ©s en livrĂ©e blanche qui, bien qu’ils soient destinĂ©s Ă  affronter des conditions hivernales sĂ©vĂšres, se rĂ©vĂšlent inadaptĂ©s aux conditions alpines. En effet, un Snowcat » s’immobilise dĂšs la premiĂšre rampe
 Le commandement amĂ©ricain envisage Ă©galement d’employer des planeurs militaires d’assaut, acheminĂ©s d’Orly Ă  bord d’un Lancaster. Cette idĂ©e est finalement abandonnĂ©e, les risques d’atterrir dans des zones crevassĂ©es Ă©tant trop Ă©levĂ©s. Par consĂ©quent, les troupes au sol doivent finalement terminer leur progression Ă  pied. Colonne de Jeeps et un Snowcat » Ă  Meiringen Cliquer sur l’image pour accĂ©der Ă  la sĂ©rie de photos. Ā 14 h 00, un Dakota sanitaire en provenance de Turin Italie atterrit Ă  Interlaken. En descendant de l’avion, le pilote demande au commandant de l’aĂ©rodrome Pouvez-vous me dire, s’il vous plaĂźt, pourquoi je suis lĂ  ? » D’autre part, 70 parachutistes amĂ©ricains et cinq parachutistes italiens se portent volontaires auprĂšs des autoritĂ©s amĂ©ricaines. Cependant, les autoritĂ©s suisses doivent les Ă©conduire, de peur de devoir venir au secours d’autres naufragĂ©s dispersĂ©s sur le glacier. Au fil des heures, des cohortes de journalistes, photographes et cameramen affluent. Karl Kobelt, le prĂ©sident de la ConfĂ©dĂ©ration, fait en personne le voyage depuis Berne. LE SAUVETAGE Reconnaissance aĂ©rienne Le samedi 23 novembre, au lever du jour et malgrĂ© le brouillard signalĂ© en hauteur, le commandant Major Pista Hitz dĂ©colle de l’aĂ©rodrome de Meiringen-Unterbach Ă  bord d’un Fieseler Stoch Fi 156. Ā 8 h 10, il largue un conteneur de survie d’une soixantaine de kg chargĂ© de pain frais, de fromage, de lard fumĂ©, ainsi qu’une bonbonne isotherme contenant dix litres de thĂ© chaud et du lait condensĂ©, du chocolat et des rĂ©chauds. Ā 8 h 20 apparaĂźt un deuxiĂšme Fi 156 pilotĂ© par le capitaine Hug, largue un poste radio, sur lequel on peut annoncer que la colonne de secours arrivera aux alentours de 14 h 00, des panneaux de signalisation ainsi qu’un code, pour que les naufragĂ©s puissent faire part de leur besoins urgents. En rĂ©ponse, ils demandent des vĂȘtements chauds, des couvertures en laine, des pansements et des mĂ©dicaments et rendent compte qu’il y a un blessĂ© grave. Nouvelle dĂ©mesure amĂ©ricaine À 9 h 00, le ciel est littĂ©ralement envahi par des avions militaires amĂ©ricains, britanniques et français qui larguent, depuis une altitude de 4 500 mĂštres, des paquets, Ă©quipĂ©s ou non, de parachutes. Malheureusement, ces paquets atterrissent dans un rayon de deux kilomĂštres, parfois au fond des crevasses, c’est-Ă -dire hors d’atteinte des naufragĂ©s. Tandis que les avions de reconnaissance suisses poursuivent leurs Ă©volutions juste en-dessous, ces vĂ©ritables bombardements mettent Ă©galement en danger les rescapĂ©s. Un sac de charbon tombant sur une aile du C-53, Harvey toujours lui trace dans la neige le mot FINI
 À 10 h 35, le capitaine Hug fait demander au lieutenant-colonel Bracher d’arrĂȘter les largages aĂ©riens. Vers midi, aprĂšs discussion avec un gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain, la rĂ©gion du Gauli-Weterhorn est interdite au survol des avions alliĂ©s. Au sol
 Entretemps, la tĂȘte de la colonne arrive dans le hameau de Balm, c’est-Ă -dire au pied de la montĂ©e vers le glacier du Roselaui, oĂč les membres de la patouille s’encordent. Cependant, la progression est rendue difficile par les 80 centimĂštres de neige fraĂźche et les Ă©quipiers se relaient toutes les cinq minutes pour tracer une piste, parfois en s’enfonçant dans la neige jusqu’à la poitrine. Heureusement, les guides locaux connaissent les lieux, ce qui leur permet d’avancer dans des blocs de glace hauts comme des maisons. La reconnaissance des pilotes suisses permet de se rendre compte que la carcasse du C-53 amĂ©ricain ne se trouve pas dans le Wetterkessel, mais bien dans la partie supĂ©rieure du glacier du Gauli, au pied sud-est du Berglistock, Ă  3 350 d’altitude. Ā 8 h 25, Hug transmet le message suivant Les nouvelles coordonnĂ©es sont 163 700/657 100, les coordonnĂ©es 163 700/654 100 sont fausses ! » Les nouvelles coordonnĂ©es sont transmises Ă  la colonne de secours Ă  8 h 38. Cependant, le radio se trouvant assez loin de la tĂȘte de colonne, la nouvelle ne parvient aux Ă©claireurs qu’à 10 h 11. À 11 h 00, la colonne tente de joindre le PC de Rosenlaui, mais sans succĂšs Ă  cause de la topographie des lieux. La patrouille lĂ©gĂšre Reiss-Jost en action Ernst Reiss et Wilhelm Jost, deux jeunes alpinistes expĂ©rimentĂ©s en poste Ă  l’aĂ©rodrome de Meiringen, sont dĂ©signĂ©s par l’adjudant Hans Hutter, chef de la colonne de secours du DMP, comme Ă©claireurs-skieurs pour tracer vers Wetterlimmi. BientĂŽt, ils sont loin devant tandis que les avions de reconnaissance de l’Escadrille n° 10 les survolent pour leur indiquer la direction du crash. Les deux coĂ©quipiers dĂ©couvrent enfin l’épave 150 m plus bas, aprĂšs 13 heures d’ascension depuis Innertkirchen. Pour se signaler, Reiss entonne un Yodel [9] tonitruant. Quatre rescapĂ©s sautent de l’appareil et, levant les bras au ciel, lancent des hourras. À 14 h 21, les sauveteurs atteignent enfin la carcasse. Ils sont accueillis en sauveurs et, rapidement, une bouteille de Whisky fait la tournĂ©e. Tandis qu’on recouvre leurs Ă©paules de vestes en fourrure. Pour se comprendre, on parle français. Lorsque le gĂ©nĂ©ral Haynes leur demande la nationalitĂ© de Reiss, il lui faut quelques instants pour rĂ©aliser que l’avion s’est posĂ©, en catastrophe, sur un glacier de l’Oberland bernois. Une heure plus tard, c’est au tour de l’équipe des guides d’arriver sur les lieux en compagnie des trois mĂ©decins. AussitĂŽt, ces derniers prennent soin des naufragĂ©s. ImmĂ©diatement, il apparaĂźt que le bilan humain tient du miracle. En effet, aucune perte n’est Ă  dĂ©plorer et, hormis le sergent Folsom et le gĂ©nĂ©ral Haynes, l’atterrissage forcĂ© n’a occasionnĂ© que des blessures relativement lĂ©gĂšres. Cependant, les onze rescapĂ©s ont passĂ© quatre jours et quatre nuits en haute altitude et certains d’entre eux souffrent d’engelures. DeuxiĂšme colonne de secours ? Partie de Rosenlaui Ă  7 h 00, la deuxiĂšme colonne de secours, composĂ© des hommes de la 16e Compagnie de forteresse, atteint le Wetterkessel, Ă  2 800 mĂštres d’altitude, vers 13 h 30. ÉpuisĂ©s par la montĂ©e, suant et gelant Ă  la fois, les chaussures, les chaussettes et tous les vĂȘtements Ă©tant trempĂ©s
 Si seulement on avait emportĂ© des affaires de rechange ! On calme alors la faim avec des biscuits militaires. Il faudrait boire, mais cela fait longtemps que la gourde militaire est vide ou le contenu restant gelĂ©, lui aussi. On se dĂ©saltĂšre donc avec de la neige fraĂźche, dans tous les sens du terme. Vers 16 h 00, les militaires arrivent enfin sous le Renfenhorn et sont en vue du Wetterlimmi. Le lieutenant Walter Roduner, chef de colonne, ordonne une halte car ses hommes sont Ă©puisĂ©s, affamĂ©s et terriblement assoiffĂ©s. AccompagnĂ© d’un seul caporal, il grimpe sur le Wetterlimmi et, de lĂ , aperçoit enfin l’épave. Lentement, la colonne se remet en marche, certains soldats finissant littĂ©ralement sur les rotules. À 18 h 00, les derniers Ă©lĂ©ments de la colonne atteignent la carcasse de l’avion aprĂšs treize heures et trente minutes de marche, aprĂšs avoir parcouru une distance horizontale de neuf kilomĂštres, 2 500 mĂštres de dĂ©nivelĂ©e. Bagarre sous la carcasse Le repas chaud, prĂ©parĂ© par l’équipage de l’avion Ă  partir des boĂźtes de conserve, suffit Ă  peine pour 30 personnes, mais il reste du thĂ©. Heureusement, l’un des guides ayant eu la brillante idĂ©e de ramasser des paquets de nourriture au passage, le Cognac et le Whisky coulent Ă  flot. Dans l’appareil un point de situation se tient entre le gĂ©nĂ©ral Haynes, les mĂ©decins, le guide Hans Kohler, le lieutenant-colonel Herbert Wanner et le chef de la colonne de secours de la DMP, l’adjudant Hans Hutter. Le gĂ©nĂ©ral et les trois mĂ©decins prĂ©conisent de rejoindre immĂ©diatement le refuge le plus proche, mais les autres sont contre cette idĂ©e car les sauveteurs sont Ă©puisĂ©s. La nuit sans lune tombant, il serait irresponsable de se dĂ©placer sur un glacier crevassĂ©. Les sauveteurs suisses n’ont jamais vu une aussi grosse machine et elle leur semble un lieu de bivouac idĂ©al. Les AmĂ©ricains, en revanche, sont contre car ils craignent que la carlingue soit dĂ©stabilisĂ©e et tombe dans une crevasse. C’est pourquoi les mĂ©decins dĂ©cident que seuls les AmĂ©ricains resteront dans l’appareil, ce qui n’est pas du goĂ»t des soldats, qu’une nuit dans le froid n’enchante guĂšre. Bien qu’il ne soit pas question de discuter les ordres, l’alcool aidant, les commentaires vont bon train. On se rĂ©fugie donc dans des trous de neige tandis que les guides dĂ©limitent une zone de neige propre Ă  prĂ©server en tant que rĂ©serve d’eau potable. Entre 16 h 50 et 17 h 10, les deux Fieseler Storch survolent les lieux du crash et larguent une soixantaine de couvertures de laine. Par -15° et par un fort vent de glacier, certains sauveteurs improvisent un bivouac sous l’aile gauche et sous la queue de l’avion, les civiĂšres servant Ă  consolider des murs de neige. Toujours Ă  cause de la consommation immodĂ©rĂ©e d’alcool, on en vient aux mains et on rĂ©clame un commandement unique. Cependant, il est trop tard pour cela, d’autant plus que le coordinateur Ă  Meiringen-Unterbach doit faire face Ă  une cohorte de journalistes. Pendant la nuit, les mĂ©decins doivent prendre en compte des soldats souffrant de refroidissement et d’engelures, et les abritent dans la carcasse. Certains soldats se rĂ©fugient dans des abris de fortune en se collant cĂŽte-Ă -cĂŽte, tandis que d’autres se rĂ©chauffent toute la nuit devant un feu. Plusieurs fois dans la nuit, les cadres se relaient pour faire le tour des abris et vĂ©rifier que les soldats ne s’engourdissent pas en s’endormant. Pendant la nuit, dans le hangar de l’aĂ©rodrome de Meiringen-Unterbach, on change le moteur du Fieseler Storch A-97 et on Ă©quipe le deuxiĂšme Fi 156 de skis pour atterrir sur le glacier. Sauvetage en deux phases Le lendemain, dimanche 24 novembre, on dĂ©cide de faire mouvement dĂšs 8 h 00. Bien Ă©quipĂ©, le personnel du dĂ©pĂŽt militaire de Meiringen s’occupe des rĂ©chauds et prĂ©pare le thĂ©. DĂšs 6 h 30, la patrouille Reiss-Jost se met en route vers le refuge du Gauli-Urbachtal. Dans la vallĂ©e, comme il n’a toujours pas de liaison radio avec la colonne de secours, le capitaine Hug entreprend, Ă  6 h 45, une mission de reconnaissance au-dessus de l’épave. À 7 h 10, il largue une sacoche contenant la dĂ©pĂȘche suivante Atterrissage prĂ©vu sur la partie supĂ©rieure du glacier pour l’évacuation du personnel accidentĂ© ». Hans Hutter, le chef de la colonne de secours du DMP, signale au Fiseler Stoch Ne pas larguer de poste radio, colonne prĂȘte Ă  s’ébranler sur le glacier du Gauli vers l’Urbachtal. Pas de mort, tous les blessĂ©s sont transportables. Atterrissage du Fieseler Storch impossible ! » Si la mĂ©tĂ©o est Ă©claircie, les prĂ©visions le sont moins Ă  3 000 mĂštres d’altitude souffle un fort vent du sud-ouest. Dans le Haslital, on dit que ce Föhn qu’il engendre du beau temps, mais aussi des maux de tĂȘte. Les mĂ©decins soignent les blessĂ©s et changent une derniĂšre fois le pansement de Ralph Tate Jr. Sept AmĂ©ricains, parmi lesquels les deux femmes et la fillette, ainsi que le gardien de forteresse Marcel Etter, dont les pieds sont gelĂ©s, sont sanglĂ©s sur des traĂźneaux, chacun d’entre eux Ă©tant guidĂ© par huit Suisses tandis que l’alpiniste Franz von Bergen, Emil Barben et trois trinĂŽmes partent en Ă©claireurs pour tracer la piste. Une prioritĂ© dĂ©truire l’avion Andreas Ablanalp, mĂ©decin Ă  Meiringen, parle parfaitement l’anglais. Pendant les palabres sur les mesures Ă  prendre, les deux parties l’emploient comme traducteur. Soudain, il entend le gĂ©nĂ©ral Haynes donner l’ordre Ă  l’équipage d’activer les torches d’autodestruction pour incendier l’épave et de dĂ©truire les instruments de bord. AussitĂŽt, le pilote et le radio frappent les installations avec une hache, mais le lieutenant Roduner et l’adjudant mettent rapidement fin Ă  ce manĂšge. Le mĂ©decin explique au gĂ©nĂ©ral, ahuri, que l’avion est confisquĂ© par l’armĂ©e suisse et qu’il doit annuler son ordre de destruction dans les rĂšgles. Le gĂ©nĂ©ral s’exĂ©cute et se laisse mĂȘme sangler sur le traĂźneau. En revanche, le radio se rebelle et doit ĂȘtre entravĂ© par deux gardiens de forteresse. Enfin, on peut entamer la descente du glacier sous la conduite du guide du Hasli. À 8 h 20, la derniĂšre patrouille quitte la carcasse et se joint au gros de la troupe. Les traĂźneaux s’enfoncent lourdement dans la neige, ce qui demande beaucoup d’efforts pour avancer. AprĂšs deux heures de marche en direction du refuge du Gauli, la colonne se retrouve sur le mauvais plateau du glacier. Premier sauvetage aĂ©rien en haute montagne Les deux pilotes, Pista Hitz et Viktor Hug, se retrouvent Ă  8 h 00, aprĂšs le retour de ce dernier de sa mission de reconnaissance de l’aube, sur l’aĂ©rodrome de Meiringen-Unterbach. L’objet de ce meeting est de faire un point de situation et de dĂ©cider de la marche Ă  suivre concernant les sauvetages aĂ©riens. MalgrĂ© l’absence de liaisons radio, la situation est claire. GrĂące aux observations aĂ©riennes, les pilotes savent oĂč en est le moral et l’état physique des sauveteurs. Le transport des blessĂ©s par voie terrestre durera 36 heures supplĂ©mentaires Ă  travers des passages avalancheux vers l’Urbachtal. Les pilotes des Fi 156 savent que la mĂ©tĂ©o se dĂ©tĂ©riore et que la neige va tomber Ă  nouveau. Fort de leurs 200 atterrissages sur glacier et en toute connaissance de la situation, ils dĂ©cident de tenter l’évacuation au plus prĂšs de l’épave. Pendant sa reconnaissance du matin, le capitaine Hug a repĂ©rĂ© une aire de poser possible sur un replat situĂ© Ă  2 800 mĂštres d’altitude. Hug atterrira le premier, suivi de Hitz. Le gros de l’équipe de sauvetage se trouve sur la partie la plus haute de la langue de glace lorsque les deux Fiseler Storch apparaissent et larguent, Ă  hauteur de l’élĂ©ment de queue de colonne, une sacoche contenant un message. L’adjudant Hutter, en serre-file, apprend alors que les avions vont se poser. Il en rend compte Ă  son chef et la troupe commence Ă  sonder l’aire de poser avec les bĂątons de skis tandis qu’un fanion jaune attachĂ© Ă  un bĂąton de ski sert de manche Ă  air pour indiquer la direction du vent. À 10 h 30, le capitaine Hug atterrit sur roues Ă  2 850 mĂštres d’altitude, soit Ă  500 mĂštres de dĂ©nivelĂ©e sous l’épave et Ă  une trentaine de mĂštres de la colonne de secours. Trois minutes plus tard, aprĂšs avoir observĂ© l’atterrissage de son collĂšgue, le commandant Hitz atterrit dix mĂštre Ă  cĂŽtĂ© du premier avion avec, Ă  son bord, un passager de marque le gĂ©nĂ©ral amĂ©ricain Ralph Snavely, commandant les Forces aĂ©riennes sud-est de Vienne, dont l’épouse figure parmi les rescapĂ©s. Avant le dĂ©collage, le gĂ©nĂ©ral avait dit aux pilotes Je ne viens avec vous que si l’on n’atterrit pas ! » [10]. Le commandant Hitz s’était tu et le gĂ©nĂ©ral Ă©tait montĂ© dans l’avion. Au sol, les sauveteurs et les AmĂ©ricains n’en reviennent pas. L’atterrissage est parfait. AprĂšs avoir rapidement saluĂ©, Hug dĂ©signe l’adjudant Hans Hutter comme commandant de la position tandis que les Ă©lĂ©ments de secours se trouvant en contrebas sont rappelĂ©s vers l’aĂ©rodrome improvisĂ©, ce qui impose un nouvel effort d’une heure et demie, mais ouvre aussi la perspective d’une Ă©vacuation rapide par la voie des airs. Deux Ă©quipes encordĂ©es reconnaissent l’air de dĂ©collage sur le glacier. Les deux avions sont tournĂ©s en position de dĂ©part et le premier Ă  dĂ©coller est Ă©quipĂ© de skis. Le gĂ©nĂ©ral Haynes et le gardien de forteresse se trouvant Ă  proximitĂ© immĂ©diate, c’est eux qui embarquent pour la premiĂšre rotation. À 11 h 25, Hug dĂ©colle sur une longueur de 120 mĂštres et largue immĂ©diatement les skis pour que le second avion puisse s’en servir Ă  son tour. En douze minutes, le Fiseler Storch atterrit sur la base de Meiringen-Unterbach
 ImmĂ©diatement, les experts du DMP montent les skis sous les roues du second appareil. Le Sergent Folsom, qui souffre de plusieurs fractures et dont le transport nĂ©cessite de l’espace, est le seul passager de cette deuxiĂšme rotation, qui dĂ©colle Ă  11 h 56. À son retour, le capitaine Hug rapporte du thĂ© chaud, du pain frais et du fromage. Il fait grand beau et le moral revient, lui aussi, au beau fixe. Les soldats entonnent des champs montagnards Ă©maillĂ©s de Yodels tandis que, sur l’aĂ©rodrome d’accueil, des AmĂ©ricains bluffĂ©s par les sauveteurs helvĂ©tiques distribuent chocolat, chewing-gums et cigarettes. Vers midi, un train sanitaire amĂ©ricain arrive Ă  la gare d’Interlaken-Ouest en provenance de Vienne, via Munich, Stuttgart et BĂąle. Ce train se compose d’une locomotive et de deux wagons marquĂ©s de la croix rouge. Cependant, les voies Ă©tant plus Ă©troites en sortie de gare, impossible d’aller plus loin. Le mini pont aĂ©rien Gauli-Meiringen En huit rotations, les deux pilotes ramĂšnent tous les rescapĂ©s et membres d’équipage dans l’aprĂšs-midi. La plupart d’entre eux souffrant d’une pneumonie et de fiĂšvre, il Ă©tait grand temps de se retrouver entre les mains des soignants. Pendant son dernier vol de 17 h 05, le commandant Hitz rapporte les effets personnels des AmĂ©ricains qui se trouvaient sur l’un des traĂźneaux. En reconnaissance des services rendus, l’adjudant Hutter est autorisĂ© Ă  faire partie de la derniĂšre rotation. LES SUITES DE LA CATASTROPHE AprĂšs la seconde guerre mondiale, du fait de la rĂ©elle collaboration, Ă©conomique et industrielle, de la ConfĂ©dĂ©ration HelvĂ©tique CH avec le IIIe Reich, les relations diplomatiques entre la Suisse et les États-Unis d’AmĂ©riques ne sont pas au beau fixe. Sans le secours admirable des Suisses, nos gens seraient encore lĂ -haut. L’action suisse de secours a accompli une performance remarquable, dans les conditions les plus difficiles ! » InterviewĂ© par un journaliste de la Gazette de Lausanne, le gĂ©nĂ©ral Tate, dont l’épouse et le fils Ă©taient Ă  bord de l’appareil, ne tarit pas d’éloge sur la maniĂšre dont l’opĂ©ration de sauvetage a Ă©tĂ© menĂ©e. Mais si les autoritĂ©s amĂ©ricaines mettent surtout en avant le courage et l’audace des deux pilotes suisses, le capitaine Hug et le major Hitz, saluĂ©s en hĂ©ros, PDM rend hommage aux deux Ă©claireurs-skieurs, Ernst Reiss[i] et Wilhelm Jost, en poste Ă  l’aĂ©rodrome de Meiringen, qui ont assurĂ© la jonction avec les naufragĂ©s. GrĂące Ă  cette opĂ©ration de sauvetage, les relations diplomatiques se rĂ©chauffent entre les deux pays, principalement du fait d’une large couverture mĂ©diatique donnant Ă  l’évĂ©nement un retentissement international. Ainsi, dix ans plus tard, en 1956, la Suisse peut proposer son aide dans le cadre de la mission de secours montĂ©e aprĂšs une collision aĂ©rienne au-dessus du Grand Canyon. Cependant, la principale consĂ©quence de cet accident est la rĂ©elle prise de conscience de la nĂ©cessitĂ© d’organiser les secours en montagne. C’est ainsi que la Swiss Air Rescue Guard la Rega [12] naĂźt en 1952. En 2012 et en 2018, des dĂ©bris de l’appareil Ă©mergent du glacier du Gauli et sont ramassĂ©s par l’armĂ©e de terre suisse. ÉlĂ©ments recueillis par Bernard Amrhein RĂ©cupĂ©ration de l’un des moteurs du C-53 Skytrooper » NOTES [1] Organisme chargĂ©e du transport des militaires amĂ©ricains en Europe. [2] Outre le capitaine Ralph H. Tate Jr., l’équipage se compose du sous-lieutenant Irwing Matthews copilote, du sergent Louis Hill radio-navigateur et du mĂ©canicien Wayne G. Folsom. Les passagers sont Marguerite Tate, la mĂšre du pilote, Alberta Snavely Ă©pouse du gĂ©nĂ©ral de brigade Ralph Snavely, le gĂ©nĂ©ral de brigade Loyal M. Haynes et son Ă©pouse Lona, George Harvey le seul civil du groupe, le colonel William C. McMahon, son Ă©pouse et sa fille Alice-Mary. Dans une interview publiĂ©e dans le magazine australien The Argus neuf ans aprĂšs l’accident, cette derniĂšre raconte J’ai posĂ© mon magazine pour jeter un Ɠil par le hublot, mais je ne plus rien voir. Il y a eu un choc trĂšs violent. Je me suis retournĂ©e et j’ai vu Madame Snavely qui tentait d’endosser un parachute Ă  la portiĂšre de l’avion. Monsieur Harvey força la portiĂšre et Madame Snavely sauta. Lorsque j’atteignis la portiĂšre, j’entendis Madame Snavely dire Oh, ces montagnes suisses sont faites de neige ! » Elle Ă©tait enfoncĂ©e dans la neige jusqu’aux Ă©paules. Alors, j’ai sautĂ© aussi, mais sans parachute. » [3] Le Douglas C-53 Skytrooper est une des nombreuses versions militaires du Douglas DC-3. NumĂ©riquement la plus importante aprĂšs le C-47 Skytrain, c’est aussi la plus proche du modĂšle commercial d’origine, car elle ne comporte pas de porte cargo, Ă©tant exclusivement rĂ©servĂ©e au transport de personnel. [4] Qui dĂ©cĂšdera en mai 2009, Ă  l’ñge de 88 ans. [5] Un vent catabatique, du grec katabatikos qui veut dire descendant la pente, est un vent gravitationnel produit par le poids d’une masse d’air froid dĂ©valant un relief gĂ©ographique. [6] “I see the dark lines under us, very fast, and then – I understand later, they were crevasses, they automatically became a glacier. I did not know what it was. I just know we were very close to it. Because they went by so fast, I said we are in the mountains. So I reach up and throw the throttles fore and I reach the propellers fore and the mixtures fore and I pull the yoke back. My copilot was sitting over here, he thougt I got a vertige, he was holding his yoke like this, that keep me from going up, that is dangerous, because it could stall, and I reach over and I get him out of control, and almost, as quickly as I said that, we are in the ground.” [7] L’EKW C-36 EKW pour Eidgenössische Konstruktions WerkstĂ€tte/Ateliers fĂ©dĂ©raux de construction, Ă  Thoune, Canton de Soleure est un avion monomoteur biplace en tandem, monoplan Ă  ailes basses, bi-dĂ©rive et train escamotable. [8] Le nom Snowcat » provient de la marque de commerce de 1946 de Tucker Sno-Cat Corporation. Ce vĂ©hicule spĂ©cialisĂ© sur la neige a dominĂ© le marchĂ© du transport de la neige jusqu’aux annĂ©es 1960, lorsque d’autres fabricants se sont lancĂ©s dans l’entreprise. À ce moment-lĂ , Snowcat » Ă©tait une description si courante qu’elle Ă©tait utilisĂ©e pour dĂ©crire tous les vĂ©hicules sur neige voir marque gĂ©nĂ©rique. Tucker est Ă©galement bien connu pour son utilisation de quatre chenilles sur ses vĂ©hicules. Tucker Sno-Cat est sans doute le plus connu des premiers fabricants et reste en activitĂ© aujourd’hui. Les Tucker Sno-Cats ont Ă©tĂ© utilisĂ©s par de nombreuses agences et services publics militaires et gouvernementaux. [9] [10] L’armĂ©e suisse avait testĂ© les atterrissages sur neige dĂšs l’hiver 1944-1945. Roger Cornioley section Schneelandungen der Schweizer Flugwaffe im Hochgebirge’ pdf, pages 27 et 28. [11] NĂ© en 1920, Ernst Reiss a Ă©tĂ© membre d’honneur de la section du Club alpin suisse CAS de Oberhasli. C’était un alpiniste douĂ© et un homme d’audace et de persĂ©vĂ©rance. En tant que membre de l’expĂ©dition suisse couronnĂ©e de succĂšs dans l’Himalaya, il a effectuĂ© la premiĂšre ascension du Lhotse avec Fritz Luchsinger le 18 mai 1956. Il a Ă©galement Ă  son palmarĂšs l’ouverture de 22 voies d’escalade sur trois continents. [12] Swiss Air-Rescue German Schweizerische Rettungsflugwacht, French Garde aĂ©rienne suisse de sauvetage, Rega is a private, non-profit air rescue service that provides emergency medical assistance in Switzerland and Liechtenstein.[3][4] Rega was established on 27 April 1952 by Dr Rudolf Bucher, who believed the Swiss rescue organization needed a specialized air sub-section[5]. Rega mainly assists with mountain rescues, though it will also operate in other terrains when needed, most notably during life-threatening emergencies. Rega also provides a repatriation and medical advice service for members who experience a medical emergency while abroad and local treatment is not available. SOURCES Der Flugzeugabsturz einer amerikanischen Dakota auf dem Gauligletscher im November 1946 vor 60 Jahren war das Haslital Schauplatz der grössten alpinen Rettungsaktion » Il y a 60 ans, le Haslital vallĂ©e de l’Hasli, lieu du crash aĂ©rien d’un C-53 amĂ©ricain sur le glacier du Gauli en novembre 1946, Ă©tait le théùtre de la plus grande opĂ©ration de sauvetage alpine. Auteur NĂ© en 1943, Roger Cornioley, membre du conseil d’administration de l’association d’histoire du Canton de Berne, a grandi Ă  Meiringen. En tant que membre actif, pendant des annĂ©es, de la section du Club alpin suisse CAS de Oberhasli et agent au sein de l’ancienne compagnie de fusiliers de montagne III/40 Gebirgs-FĂŒsilier-Kompanie III/40, il connaissait personnellement la rĂ©gion du Wetterhorn-et du glacier du Gauli et maĂźtrisait parfaitement les contraintes militaires en montagne. Crash dans les Alpes. Sophie Meyer pour les Archives de la RTS. Air Crash Investigation C 53 Skytrooper crash on the Gauli Glacier 2018 Bruchlandung auf dem Gletscher – Dokumentation von NZZ Format 1998. En 1998, NZZ-Format a organisĂ©, en Suisse, la premiĂšre rencontre entre le pilote du C-53 et ses sauveteurs
 1946 C-53 Skytrooper crash on the Gauli Glacier. This WWII Plane Lay Frozen in Time for 72 Years – But Then A Heatwave Uncovered Its Secrets, By Ken MacDonald, July 20, 2020.